Kitap 4
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Dès le printemps de l’année suivante Neuvième année de la guerre, 423 av. J.-C., les Lacédémoniens et les Athéniens firent une trêve d’un an. Les Athéniens voulaient par là empêcher Brasidas d’exciter de nouveaux soulèvements dans les villes alliées, avant qu’eux-mêmes fussent en mesure de s'y opposer; ils pensaient qu’au besoin cette trêve pourrait être prolongée. Les Lacédémoniens pénétraient à merveille leurs appréhensions. Ils espéraient qu’après ce répit apporté aux souffrances de la guerre, les Athéniens seraient plus enclins à la terminer par une paix définitive et à leur rendre leurs prisonniers. Ils tenaient essentiellement à les recouvrer pendant que la fortune leur était encore favorable. Ils sentaient bien que, si Brasidas poussait plus loin ses avantages et rétablissait l'équilibre, leurs prisonniers seraient perdus et eux-mêmes contraints de courir les chances de la lutte. Ils conclurent donc, pour eux et pour leurs alliés, la trêve suivanteCet instrument, qui est moins un traité qu'un protocole, est évidemment composé de parties hétérogènes, savoir: d’un avant-projet, comprenant les instructions données aux plénipotentiaires, et dont les différents articles sont insérés textuellement, à mesure qu’ils sont admis par les partis contractantes. Viennent ensuite quelques points additionnels, proposés par les Lacédémoniens d’accord avec leurs alliés; puis le décret d’acceptaiioniah ^.Athènes, puis enfin l’échange des ratifications. .
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« En ce qui concerne le temple et l’oracle d’Apollon Pythien, notre avis est que chacun puisse en user librement, sans dol ni crainte, conformément aux lois de nos pères. — C’est aussi l’avis des Lacédémoniens et de leurs alliés ici présents. Ils s’engagent à faire le.ur possible pour obtenir, par ministère de héraut, l’adhésion des Béotiens et des Phocéens.