Kitap 4
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« Votre fermeté dans les batailles ne tient pas à la présence constante de vos alliés, mais à votre bravoure personnelle et à votre habitude de ne pas compter vos ennemis. Les États d’où vous venez ne sont pas de ceux où la multitude commande au petit nombre ; elle est soumise au contraire à la minorité, qui ne doit ses privilèges qu’à sa valeur guerrière.
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« Ces Barbares que vous appréhendez faute de les connaître, l’expérience que vous avez faite de ceux de Macédoine, mes propres conjectures et mes informations, tout me prouve qu’ils sont peu redoutables. Lorsqu’un ennemi, faible en réalité, se présente avec une apparence de force, il suffit de savoir ce qu’il vaut effectivement pour se défendre avec plus de confiance; tandis qu’en .face d’adversaires d’un mérite réel, l’ignorance inspire une témérité déplacée.
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« Pour qui ne les connaît pas, l’approche de ces Barbares est effrayante. L’aspect de leur multitude épouvante ; leurs cris assourdissent ; la vaine agitation de leurs armes produit me impression de terreur. Mais, une fois aux prises arveo un ennemi qui ne s’effraye pas de ces démonstrations, ce ne sont plus'les mêmes hommes. N’ayant point d’ordne de bataille, ils ne rougissent pas d’abandonner leur poste dès qu’ils sont pressés. Pour eux, la fuite ou l’attaque, aussi honorables l’une que l’autre, ne prouvent ni lâcheté ni valeur. Chacun, n’obéissant qu’à son impulsion personnelle, trouve dans son indépendance un prétexte plausible pour se sauver. Au lieu de joindre l’ennemi corps à corps, ils jugent plus prudent de Γintimider de loin; autrement ils auraient déjà fondu sur nous. Vous vuyez donc que tout cet épouvantail, peu dangereux au fond, ntet saisissant que pour les yeux et les oreilles.