Kitap 4
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Pendant que ces événements se passaient, Eurymé-don et Sophoclès, partis de Pylos pour la Sicile, avec la flotte athénienne, étaient arrivés à Corcyre. Là, de concert avec ceux de la ville, ils firent une expédition contre les Corcy réens établis sur le mont Istone Voyez liv. III, ch. lxxxv, note 2. , lesquels, après la sédition, avaient passé dans rïle et s’étaient rendus maîtres de la campagne qu’ils infestaient. Le fort fut emporté d’assaut. Les défenseurs, retirés ensemble sur une éminence, capitulèrent à condition de livrer leurs auxiliaires, de mettre bas les armes et de s’en rapporter pour leurs personnes à la décision du peuple athénien. Les généraux, transportèrent ces captifs, sous U foi d’un traité, dans l’ile de Ptychia Ilot situé devant le port de Corcyre·. , pour y être gardés jusqu’à ce qu’ils fussent envoyés à Athènes, sous la réserve expresse que, si l’un d’eux cherchait à s’évader, la convention serait annulée pour tous.
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Les chefs du peuple de Corcyre, craignant que les Athéniens ne laissassent la vie à ces prisonniers, imaginèrent un stratagème. Ils envoyèrent ^pus main des hommes dévoués, qui, avec un faux-semblant de bienveillance, firent savoir à quelques-uns des prisonniers que ce qu’ils avaient de mieux à faire était de s’échapper au plus vite sur un bâtiment qu’on tiendrait à leur disposition, attendu que les généraux athéniens étaient sur le point de les livrer au peuple de Corcyre.
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Les prisonniers donnèrent dans le piège. Les mesures étaient prises pour que le bâtiment qui les portait fût capture à son départ. Dès lors la convention fut rompue et ils fûrent tous livrés aux Gorcyréens. Les généraux athéniens se prêtèrent à cette perfidie ; ce furent eux qui en fournirent le prétexte et qui assurèrent toute sécurité aux auteurs de cette trame. Il fut évident pour tout le monde que, devant partir eux-mêmes pour la Sicile, ils n’avaient pas voulu laisser à d’autres l’honneur de conduire à Athènes ces prisonniers.