Kitap 4
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Pendant que les Athéniens dévastaient les côtes de la Laconie, les Lacédémoniens se tinrent la Plupart du temps en repos. Chaque garnison à proximité de laquelle s'opérait une descente, se croyait trop inférieure en nombre et obéissait aux motifs qui viennent d’être énumérés. Une seule garnison se défendit près de Cotyrta et d’AphrodisiaBourgades situées près de la ville· de Bœoer entre le-cap Malée et la presqu’île d’Onougnathos. . Elle fondit sur une troupe légère dispersée dans la campagne, et la mit en déroute ; mais accueillie par les hoplites, elle se retira en perdant quelques hommes. Les Athéniens enlevèrent les armes, érigèrent un trophée et revinrent à Cythère.
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De là ils longèrent la côte jusqu’à Épidaure-Liméra, dont ils ravagèrent partiellement le territoire ; puis ils se dirigèrent vers Thyréa, ville située en Cynurie, sur les confins de l’Argolide et de la Laconie. Les Lacédémoniens, à qui cette ville appartenait, l’avaient cédée aux émigrés d’Égine, soit en retour des services qu’ils en avaient reçus lors du tremblement de terre et de l’insurrection des Hilotes Voy. liv. I, ch. ci, note U . soit aussi parce que les Éginètes, qugique sujçts d’Athènes, n’avaient pas laissé de tenir constamment leur parti Voy. liv. I, ch. lxvit, et liv. Π, ch. xxvn. .
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A l’apprôche des Athéniens, les Ëginètes abandonnèrent le fort qu’ils construisaient près du rivage, et se retirèrent dans la ville haute qu’ils habitaient, à dix stades de la mer. Une garnison lacédémonienne du voisinage, qui travaillait avec em à la fortification, refusa, malgré leurs instances, d’entrer dans la ville, où il lui sembla dangereux de s’enfermer. Elle aima mieux se retirer sur la hauteur ; et, ne se jugeant pas en mesure de combattre, elle se tint en repos.