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Ἱστορίαι Thucydides

Kitap 4

66 Le même été, les Mégariens de la ville, pressés d’un côté par les Athéniens, qui deux fois chaque année envahissaient en masse leur territoire, de l’autre par leurs propres exilés qui, de Pagæ où ils s’étaient retirés à la suite dune émeuteL’auteur a passé sous silence les détails de cette-sédition de Mégare, à la suite de laquelle les aristocrates exilés se réfugièrent à Pagæ ; mais elle se trouve racontée par Diodore de Sicile (XII, lxvi)* Quant aux dévastations périodiques exercées ea Mégaride par les Athéniens, voyez Thucydide, liv. II, ch. luit. Sur le décret qui'interdisait sous peine de mort aux Mégariens l’entrée de l’Attique, voyez Plutarque, Périclès, xxx.Sifr les souffrances qui en résultèrent pour Mégare, voyez Aristophane, les Acharniens, v. 761. , mettaient la campagne au pillage, se dirent qu’il fallait rappeler les bannis et ne pas laisser plus longtemps la ville exposée à ce double danger. Instruits de ces dispositions, les amis des exilés se mirent à parler plus haut qu’ils n’avaient encore osé le faire. Alors les chefs du parti démocratique, sentant que le peuple accablé par la souffrance ne tarderait pas à leur échapper, furent saisis de crainte et entrèrent en pourparlers avec les généraux athéniens, Hippocratès fils d’Ariphion et Démosthène fils d’Alcisthénès. Ils offraient de leur livrer la ville ; ce parti leur paraissait moins dangereux que le retour des citoyens qu’ils avaient fait bannir. Il fut convenu que les Athéniens s’empareraient d’abord deâ longs murs qui relient à la ville le port de Niséa, distant de huit stades. Par là on empêcherait lesPéloponésiens de sortir de Niséa, où ils tenaient garnison pour observer Mégare. Ensuite, on tâcherait de livrer aux Athéniens la ville haute, ce qui serait facile une fois le premier résultat obtenu.

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