Kitap 4
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LXV. Les Siciliens, persuadés par ce discours d’Hermocrates, se réconcilièrent entre eux et mirent fin à la guerre. Chacun garda ce qu’il possédait ; les CamarinéensLes commentateurs ont fait remarquer avec raison qu’il ne peut pas être question ici de la ville de Morgantine, à l’embouchure du Simoethus. C’était quelque place du même nom, sur les frontières des Syracusains et des Camarinéens. eurent Morgantine, moyennant une somme déterminée qu’ils payèrent aux Syracusains. Les alliés d’Athènes, ayant appelé les généraux athéniens, leur déclarèrent qu’ils allaient accéder à l’accommodement et les feraient comprendre dans le traité. Ceux-ci donnèrent leur assentiment ; l’accord fut concluLes Locriens seuls ne firent pas la paix avec les Athéniens (Thuc. v. 5)., et les vaisseaux athéniens quittèrent la Sicile. Mais, au retour des généraux, les Athéniens punirent de l’exil Pythodore et Sophocle, et condamnèrent le troisième, Eurymédon, à une amende, sous prétexte qu’ils auraient pu soumettre la Sicile et qu’ils s’étaient retirés gagnés par des présents. Enivrés de leur bonheur présent, ils prétendaient que rien ne leur résistât, et que dans toutes les entreprises, praticables ou non, avec de grandes ressources ou des moyens insuffisants, on réussit également. Cela tenait à ce que des succès inespérés, dans presque toutes leurs entreprises, avaient exalté leurs espérances.