Kitap 4
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LXVI. Le même été, ceux des Mégariens qui étaient restés dans la ville, harcelés d’un côté par les Athéniens, qui, deux fois l’an, venaient régulièrement envahir le pays avec toutes leurs forces, de l’autre, par leurs propres exilés qui, de PègesPort sur le golfe de Corinthe. Pausanias dit que cette place était située sur les confins de la Béotie, dans une contrée montagneuse., où ils s’étaient retirés, après avoir été chassés par une sédition populaire, mettaient la campagne au pillage, commencèrent à se dire entre eux qu’il serait bon d’accueillir les bannis, pour que la ville n’eût pas à souffrir de deux côtés à la fois. Les amis des exilés, informés de ces propos, se mirent eux-mêmes à insister sur cette question plus ouvertement qu’ils ne l’avaient fait jusque-là. Mais les chefs du parti populaire, voyant bien que le peuple, abattu par ses souffrances, ne tiendrait pas longtemps avec eux, furent saisis de crainte et entrèrent en pourparlers avec les généraux athéniens, Hippocrates, fils d’Ariphron, et Démosthènes, fils d’Alcesthènes. Ils songeaient à leur livrer la ville, dans la pensée que ce parti offrait moins de danger pour eux-mêmes que la rentrée de ceux qu’ils avaient fait exiler. Ils convinrent d’abord que les Athéniens s’empareraient des longs murs qui allaient de la ville à Nisée, port de Mégare, sur une étendue de huit stadesStrabon dit dix-huit stades, ce qui paraît plus juste ; car il n’y a actuellement aucun point de la côte qui ne soit à plus de huit stades de Mégare. Il faut donc, ou que la configuration des côtes ait changé, ou qu’il y ait ici une erreur,. Le but de cette occupation était d’empêcher les Péloponnésiens d’apporter des secours de Nisée ; car ils formaient seuls la garnison de cette place, qui leur assurait Mégare. Ils devaient ensuite tenter de livrer aux Athéniens la ville haute, qui se soumettrait plus facilement après l’occupation des murs.