Kitap 4
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LXXII. Au point du jour arrivèrent les Béotiens ; ils avaient songé, même avant le message de Brasidas, à se porter nu secours de Mégare ; car ils ne se croyaient pas étrangers au péril qui la menaçait : déjà ils étaient à Platée avec toutes leurs forces. L’arrivée du messager ne fit qu’accroître leur ardeur ; ils envoyèrent à Brasidas deux mille deux cents hoplites et six cents cavaliers ; puis la plus grande partie des troupes s’en retournaLa présence de Brasidas les rassurant, ils ne crurent plus nécessaire de marcher en masse.. Les forces alors réunies ne s’élevaient pas à moins de six mille hoplites. Les hoplites athéniens se tenaient rangés autour de INisée et sur le bord de la mer ; les troupes légères étaient dispersées dans la plaine. La cavalerie béotienne, tombant à l’improviste sur ces dernières, les refoula vers la mer ; car, jusque-là, il n’était venu de secours aux Mégariens d’aucun côtéC’est pourquoi les Athéniens, ne voyant d’ennemis nulle part, s’étaient répandus dans la plaine, où leurs troupes légères furent surprises.. Les cavaliers athéniens chargèrent à leur tour et en vinrent aux mains : le combat dura longtemps, et chacun des deux partis s’attribua la victoire. A la vérité, les Athéniens poussèrent du côté de Nisée le commandant de la cavalerie béotienne avec un petit nombre de ses hommes : après les avoir tués et dépouillés, ils restèrent en possession de leurs corps, les rendirent par convention, et dressèrent un trophée ; mais, à prendre l’ensemble de l’action, il n’y eut, ni d’un côté ni de l’autre, aucun avantage sérieux. On se sépara, les Béotiens pour rejoindre les leurs, les Athéniens pour retourner à Nisée.