Kitap 4
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Sitôt que Perdiccas eut réuni à ses propres forces l’armée de Brasidas, il marcha contre son voisin Arrhihéos, fils de Broméros, roi des Lyncestes-Macédoniens, avec lequel il était brouillé et qu’il voulait soumettre. Lorsque Parmée fut à l’entrée du Lyncos, Brasidas déclara qu’avant d’en venir aux hostilités, il désirait faire une démarche pour engager Arrhi-béos dans l’alliance de Lacédémone. Ce prince offrait de s’en remettre à la médiation de Brasidas ; les députés chalcidéens qui se trouvaient présents conseillaient à ce dernier de ne pas ôter à Perdiccas tout sujet de crainte, afin de s’assurer de son dévouement; enfin, les envoyés de Perdiccas à Lacédémone avaient donné à entendre qu’il ferait entrer dans l’alliance beaucoup de nations voisines. Brasidas se croyait donc autorisé à exiger que les affaires d’Arrhibéos fussent traitées en commun. Perdiccas, au contraire, soutint qu’il n’avait pas appelé Brasidas pour être l’arbitre de ses différends, mais pour combattre les ennemis qu’il lui désignerait; qu’il n’était pas juste, quand lui-même nourrissait la moitié de l’armée pélopo-nésienne, que Brasidas s’entendît avec Arrhibéos. Nonobstant cette altercation, Brasidas ne laissa pas d’avoir une entrevue avec ce dernier, et consentit à retirer son armée avant d’avoir envahi le pays. Depuis ce moment, Perdiccas se tint pour offensé , et ne fournit plus que le tiers des vivres au lieu de la moitié.
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Le même été, aussitôt après ces événements, Brasidas réuni aux Chaldidéens marcha contre Acanthe, colonie d’Andros. C’était peu de temps avant la vendange. Quand il fut question de le recevoir, une lutte s’engagea entre le peuple et ceux qui l’avaient appelé de concert avec les Chalcidéens. On craignait pour la récolte encore pendante. Aussi Brasidas persuada-t-il au peuple de le recevoir seul et de ne se décider qu’après l’avoir entendu. Pour un Lacédémonien, il ne manquait pas de talent oratoire. Il se présenta donc à l’assemblée et prononça le discours suivant.