Kitap 4
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Aussitôt les Béotiens firent venir du golfe Maliaque des gens de trait et des frondeursProbablement des Trachiniens et des Etoliens auxiliaires, qui sont mentionnés (liv. III, ch. xcvii et xcviii) comme d’habiles gens de trait. Les Bomiens et les Calliens, peuplades éto-liennes, habitaient dans le voisinage du golfe Maliaque (liv. III, ch. xcvi). . Depuis la bataille, ils avaient été renforcés par deux mille hoplites de Corinthe, par la garnison péloponésienne sortie de Niséa Il paraît qu’un petit nombre seulement des Péloponésiens enfermés à Niséa avaient été livrés aux Athéniens lors de la capitulation de celte place (ch. lxix), et qua la majeure partie avait réussi à s’échapper. , enfin par un certain nombre de Mégariens. Avec ces forces ils marchèrent à l’attaque de Délion. Entre autres moyens, ils dirigèrent contre le rempart une machine qui les en rendit maîtres et dont voici la description. Ils prirent une grande poutre, qu’ils scièrent en long et qu’ils creusèrent d’un bout à l’autre ; puis ils en ajustèrent exactement les deux moitiés pour former une espèce dt tube. A l’une des extrémités ils suspendirent avec des chaînez un bassin, où venait aboutir en se courbant un bec de fer. Toute la partie antérieure de la poutre était recouverte du même métal. Cette machine fut amenée de loin sur des chariots jusqu’au pied du retranchement, à l’endroit où se trouvait le plus de sarments et de bois. Lorsqu’elle fut proche, ils adaptèrent à l’extrémité tournée vers eux de grands soufflets qu’ils firent jouer. L’air comprimé, pénétrant par le tube dans le bassin rempli de charbons ardents, de soufre et de poix, produisit une flamme tellement intense que toute la palissade fut embrasée et que personne n’y put demeurer. Les assiégés abandonnèrent leur poste et la place fut prise. Une partie de la garnison périt; deux cents hommes furent faits prisonniers; le reste delà troupe monta sur les vaisseaux et réussit à s’échapper.