Kitap 4
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« Quand un peuple attaque ses voisins avec l’insolence de la force, comme aujourd’hui les Athéniens, d’ordinaire il marche avec plus de confiance contre ceux qui restent en repos et se contentent de se défendre chez eux ; mais il est moins disposé à chercher querelle à ceux qui vont l’attendre au delà de leurs frontières, et qui, à l’occasion, commencent la guerre. Nous en avons fait l’expérience avec eux : la victoire que nous avons remportée sur eux à Coronée, lorsqu’ils occupaient ce pays à la faveur de nos dissensions, a procuré depuis lors une entière sécurité à la Béotie. Gardonsen donc le souvenir ; les vieillards pour ne pas rester au-dessous de leurs précédents exploits ; les jeunes gens, les fils de ceux qui se sont alors signalés par leur bravoure, pour ne pas déshonorer des vertus qui sont leur apanage. Mettons notre confiance dans la protection du Dieu dont ils occupent, par un sacrilège, l’enceinte sacrée transformée en forteresse ; ayons foi dans les sacrifices que nous avons offerts, et qui se montrent favorables. Marchons à leur rencontre, et apprenons-leur que, s’ils veulent satisfaire leur cupidité, il leur faut s’attaquer à qui ne se défend pas ; mais qu’avec un peuple généreux, qui s’est toujours fait gloire de défendre son indépendance les armes à la main, sans jamais attenter injustement à celle des autres, ils ne s’en tireront pas sans combat. »