Kitap 4
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Brasidas convoqua ensuite les Toronéens et leur répéta à pea près ce qu’il avait dit à ceux d’Acanthe : qu'il ne serait pis juste de regarder comme traîtres ou mauvais citoyens ceux qui avaient négocié avec lui ; car ils n’avaient pas agi par intérêt ni dans le but d’asservir leur patrie, mais au contraire, pour assurer son bonheur et sa liberté ; que ceux qui étaient demeurés étrangers à l’entreprise ne devaient pas s’attendre à être moins favorisés que les autres ; qu’il n’était venu pour la ruine d’aucune ville ni d’aucun particulier; qu’il avait dans cet esprit adressé une proclamation à ceux qui s’étaient réfugiés auprès des Athéniens et qui, pour leur être attachés, n’avaient point perdu son estime ; qu'il ne doutait pas qu’après avoir fait l’épreuve des Lacédémoniens , ils n’eussent pour eux autant d’affection, si ce n’est plus, en raison de leur droiture ; que leurs craintes actuelles venaiênt de ce qu’ils ne les connaissaient pas. Il les exhorta tous ensemble à être des alliés fidèles. « Désormais, ajouta-t-il, vous répondrez des fautes que vous aurez commises. Pour le passé, nous ne nous plaignons pas ; c’est vous plutôt qui avez droit de vous plaindre de Fop-pression étrangère qui pesait sur vous et qui explique votre résistance précédente. »