Kitap 5
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XXXVI. L’hiver suivant421 avant notre ère, quatrième année de la qualre-vingt-ncnviômo olympiade., il se trouva que les éphores en charge n’étaient plus ceux sous lesquels avait été conclu le traité; quelques-uns d’entre eux y étaient même opposés. Des députations des pays alliés vinrent à 1 421 avant notre ère, quatrième année de la qualre-vingt-ncnviômo olympiade. Lacédémone, et s’y rencontrèrent avec des ambassadeurs d’Athènes, de la Béotie et de Corinthe : de nombreuses conférences eurent lieu entre eux, mais sans amener aucun accord. Comme ils se retiraient, Cléobule et Xenarès, ceux des éphores qui étaient le plus prononcés pour la rupture du traité, prirent à part les députés béotiens et corinthiens; ils leur demandèrent de marcher d’accord autant que possible; puis d’amener les Béotiens, d’abord, à entrer dans l’alliance d’Argos, et ensuite à entraîner avec eux les Argiens dans celle de Lacédémone. C’était pour les Béotiens le meilleur moyen, disaient-ils, de ne pas subir les traités athéniens; car les Lacédémoniens désiraient par-dessus tout, même au prix de la haine des Athéniens et de la rupture des traités, l’amitié et l’alliance des Argiens; en effet, ajoutaient-ils, les Lacédémoniens ont de tout temps désiré une amitié avec Argos, persuadés qu’alors ils seraient dans de meilleures conditions pour faire la guerre hors du Péloponnèse. Du reste ils prièrent les Béotiens de remettre Panacton aux Lacédémoniens, afin de l’échanger, s’il était possible, contre Pylos, dont la restitution leur faciliterait la guerre avec Athènes.