Kitap 5
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XLVI. A l’assemblée suivante, Nicias, — tout abusé qu’il était par la déclaration des Lacédémoniens, qui s’étaient laissé abuser eux-mêmes jusqu’à nier leurs * Si le tremblement de terre survenait au milieu d’une action déjà commencée, c’était au contraire un signe favorable. pleins pouvoirs,—n’en prétendit pas moins que l’amitié des Lacédémoniens devait être préférée; qu’il fallait suspendre les négociations avec Argos, et députer de nouveau à Lacédémone, pour savoir ce qu’on y pensait. Il disait qu’Athènes étant dans une situation glorieuse, et Lacédémone humiliée, il convenait de différer la guerre; que le mieux pour les Athéniens, dans l’état prospère où se trouvaient leurs affaires, était de conserver leur bonheur le plus longtemps possible; tandis que, pour les Lacédémoniens qui étaient malheureux, c’était une bonne fortune que de courir au plus tôt les hasards. Il obtint qu’on enverrait une députation, dont il fit partie, pour enjoindre aux Lacédémoniens, si leurs intentions étaient droites, de rendre Panacton en bon état, ainsi qu’Amphipolis, et de renoncer à l’alliance des Béotiens,— à moins que ceux-ci n’accédassent au traité, — conformément à la clause qui ne permettait pas de contracter les uns sans les autres. Les ambassadeurs avaient ordre d’ajouter que les Athéniens auraient pu déjà, eux aussi, s’ils avaient voulu manquer à leur parole, admettre à leur alliance les Argiens; car ceux-ci étaient à Athènes dans ce but. Enfin on donna à Nicias et à ses collègues des instructions sur tous les autres griefs, et on les fit partir.