Kitap 5
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L. N’ayant pu se faire écouter, ils leur proposèrent encore, non plus de rendre Lépréon, s’ils ne le voulaient pas, mais de monter à l’autel de Jupiter Olympien, puisqu’ils tenaient à jouir du temple, et là de s’engager par serment, en présence des Grecs, à payer plus tard l’amende. Les Lacédémoniens, ayant repoussé même cette proposition, furent exclus du temple, des sacrifices et des jeux, et durent sacrifier chez eux. Les autres Grecs prirent part à la solennité, à l’exception des Lépréates. Cependant les Éléens, craignant que les Lacédémoniens n’employassent la force pour sacrifier dans le temple, établirent une gaéde de jeunes gens armés : mille Argiens, autant de Mantinéens vinrent se joindre à eux, ainsi que des cavaliers athéniens, qui attendaient à Argos la célébration de la fête. La crainte était grande, au milieu des Grecs assemblés, que les Lacédémoniens ne. vinssent en armes, surtout depuis que Lichas, de Lacédémone, fils d’Arcésilas, avait été frappé dans la lice par les sergents d’armesMot à mot, les porte-verges, espèce de licteurs. : son attelage était vainqueur; mais comme il ne lui était pas permis de concourir, le héraut proclama que la victoire était au char envoyé par le peuple béotienLichas, ne pouvant concourir comme Lacédémonien, avait fait inscrire son char sous le nom du peuple béotien. Ί Li- 1 Mot à mot, les porte-verges, espèce de licteurs. 2 Lichas, ne pouvant concourir comme Lacédémonien, avait fait inscrire son char sous le nom du peuple béotien. chas alors s’avança dans la lice, et ceignit le cocher d’une bandelette, pour montrer que le char lui appartenait. Cela ne fit qu’augmenter la crainte générale, et on s’attendait à quelque événement. Cependant les Lacédémoniens se tinrent en repos, et la fête se passa sans accident.