Kitap 5
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LVI. L’hiver suivantOlympiade quatre-vingt-dixième, seconde année, 419 avant notre ère; octobre., les Lacédémoniens, à l’insu des Athéniens, envoyèrent, par mer, à Épidaure, une garnison de trois cents hommes, sous le commandement d’Agésippidas. Les Argiens allèrent à Athènes se plaindre de ce que, malgré les traités qui portaient que chacun des peuples contractants interdirait à l’en- 1 Petite ville au nord de la Laconie, sur la frontière de l’Arcadie; distincte d’une autre ville du même nom au nord de l’Arcadie. i Olympiade quatre-vingt-dixième, seconde année, 419 avant notre ère; octobre. nemi le passage sur son territoire, ils eussent laissé passer ces troupes par mer. Ils disaient qu’il y aurait injustice de leur part à ne pas envoyer aussi les Messéniens et les Hilotes à Pylos contre les Lacédémoniens. Les Athéniens, à l’instigation d’Alcibiade, écrivirent sur la colonneQuand on déclarait le traité rompu, on renversait la colonne sur laquelle il était inscrit; les Athéniens, ne voulant pas encore reprendre les hostilités, se contentaient, comme vengeance, d’une insulte publique aux Lacédémoniens., au bas du traité conclu avec Lacédémone, que les Lacédémoniens avaient violé leurs serments; puis ils transportèrent les Hilotes de CraniesVoyez même livre, ch. 35. à Pylos, pour piller le pays; du reste ils se tinrent en repos. Dans la guerre que se firent cet hiver les Argiens et les Épidauriens, il n’y eut point de bataille rangée, mais seulement des embuscades et des incursions où la perte se bornait à quelques hommes de part et d’autre. L’hiver finissait et on touchait au printemps, lorsque les Argiens s’approchèrent d’Épidaure avec des échelles : ils espéraient la trouver sans défense à cause de la guerrePar suite de la dispersion des troupes dans tout le pays. et l’emporter de vive force; mais ils durent se retirer sans avoir rien fait. L’hiver finit, et avec lui la treizième année de la guerre.