Kitap 5
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CVI. Les Méliens. « C’est précisément là ce qui nous donne bon espoir : dans leur propre intérêt, ils ne voudront pas, en trahissant Mélos, une de leurs colonies, mettre en défiance ceux des Grecs qui leur sont favorables, et servir leurs ennemis.
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CVII. Les Athéniens. « Ne savez-vous donc pas que dans la recherche de l’utile on a en vue la sécurité, tandis qu’on n’arrive au bien et au juste qu’à travers les dangersC’est-à-dire que les hommes gouvernés exclusivement par des principes égoïstes cherchent avant tout leur sécurité, et que pour rester juste, il y a au contraire des dangers à courir.; et les Lacédémoniens, en général, ne s’y exposent que le moins possible.
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CVIII. Les Méliens. « Néanmoins nous pensons que pour nous ils s’y exposeront plus volontiers, et croiront leurs sacrifices plus sûrement placés qu’avec d’autres; car notre proximité du Péloponnèse nous met plus à portée d’agir, et la communauté d’origine garantit mieux la fidélité de nos sentiments.
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CIX. Les Athéniens. « La raison déterminante pour ceux dont on réclame le concours à la guerre n’est pas la reconnaissance de l’obligé, mais bien la supériorité de ses forces réelles. C’est là une considération dont les Lacédémoniens tiennent compte, et plus encore que d’autres : défiants de leurs propres forces, ils n’attaquent leurs voisins qu’assistés de nombreux alliés; il n’est donc guère vraisemblable qu’ils passent dans une île quand nous avons l’empire de la mer.
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CX. Les Méliens. « Mais ils pourront en envoyér d’autres : la mer de Crète est vaste, et il est plus difficile aux maîtres des mers d’y atteindre ceux qui veulent se soustraire à leurs recherches, qu’à ceux-ci de leur échapper. D’ailleurs, s’ils échouaient à cet égard, ils se tourneraient au besoin contre votre territoire et contre ceux de vos alliés que n’a pas attaqués Brasidas,. Dès lors ce ne sera plus pour une terre étrangère, ce sera pour vos propres alliés, pour votre propre territoire que vous aurez à supporter le poids de la guerre.