Kitap 6
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« Athéniens, du moment que votre résolution est irrévocable, puisse cette guerre réussir selon vos vœux. Dans cette situation, je vous dois compte de toute ma pensée. Nous allons attaquer des villes qu’on dit grandes, indépendantes, et nulle ment désireuses de ces révolutions où l’on se jette volontiers pour échapper aux rigueurs de la servitude. Il est donc peu probable qu’elles acceptent notre domination en échange de leur liberté. D’ailleurs le nombre des villes grecques est considérable pour une seple île. Indépendamment de Naxos et de Catane, qui, je l’espère, feront cause commune avec nous, à cause de leur parenté avec les Léontins, on en compte sept Il n’est ici question que des principales villes grecques de Sicile. Ce sont Syracuse, Sélinonte, Géla, Agrigente, Messine, Himéra et Camarine. , qui possèdent des forces militaires semblables aux nôtres, notamment Sélinonte et Syracuse, qui sont toutes deux le principal but de notre expédition. Elles sont abondamment pourvues d’hoplites, d’archers, de gens de trait, de trirèmes et de matelots. Elles ont des richesses immenses, provenant soit des particuliers, soit des temples de Sélinonte, soit des tributs levés par Syracuse sur les Barbares de sa dépendance. Elles ont enfin sur nous le double avantage de posséder une forte cavalerie et de s'approvisionner à l'intérieur, sans recourir aux importations.
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« Contre une telle puissance, une armée navale et médiocre ne suffit pas. Il faut emmener àes troupes de terre en grand nombre, si nous voulons obtenir un résultat significatif, et ne pas nous voir fermer la campagne par la cavalerie ennemie ;. car il est à craindre que les villes épouvantées ne se coalisent contre nous, et que les Ëgestains seuls nous fournissent des cavaliers auxiliaires. Or il serait honteux pour nous d’ôtre forcés a la retraite, ou réduits à demander des renforts pour n’avoir pas pris tout d’abord nos mesures.