Kitap 6
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C'est ainsi qu’un chagrin d’amour donna naissance au complot, et un effroi subit au coup de main d’Harmodios et d’Aristogiton. Dès lors le joug s’appesantit sur Athènes. Hippias, devenu ombrageux, fit périr bon nombre de citoyens. En même temps il jetait les yeux au dehors, pour se ménager un asile en cas de révolution. Quoique Athénien, il donna sa fille Archédicé au tyran de Lampsaque Le mariage d’une Athénienne avec un étranger n’était pas permis par les lois ordinaires d’Athènes. , Æantidès fils d’Hippoclos, parce que cette famille jouissait d’un grand crédit auprès du roi Darius. On montre encore à Lampsaque le sépulcre d’Ar-chédicé, portant cette épitapheCette inscription est attribuée par Aristote (Rhétorique, I, ix) au poète Simonide. : Cette poussière couvre Archédicé, fille d’Hippias, de l’homme qui se distingua par-dessus tous les Grecs de son temps. Bien que fille, épouse, sœur, mère de tyrans, elle n’enfla point son cœur d’arrogance.
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Hippias exerça encore trois années la tyrannie à Athènes; la quatrième il fut renversé par les Lacédémoniens et par les Alcméonides exilésSur les Alcméonides, famille noble d’Athènes, qui avait été exilée par le tyran Pisistrate et qui contribua efficacement à l’expulsion de ses fils. Voyez Hérodote, liv. V, ch. lv. . Ils se retira d’abord à Sigée sous assurance de la foi puûliqueHippias sortit d’Athènes en vertu d’une capitulation qu’il fit pour recouvrer ses enfants, devenus prisonniers des ennemis qui l’assiégeaient dans l’acropole. Voyez Hérodote, liv. V, ch. lxv. , puis à Lampsaque chez Æantidès, et finalement auprès du roi Darius.Vingt ans plus tard et déjà lieux, il accompagna les Mèdes à Marathon.