Kitap 6
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Là-dessus les Athéniens érigèrent un trophée, rendirent par composition les morts des Syracusains, et reçurent les cadavres de Lamachos et de ses compagnons. Leurs forces de terre et de mer étant au complet, ils commencèrent à investir Syracuse d’un double mur depuis les Ëpipoles et les pentes escarpées jusqu’à la mer. L’armée recevait des vivres en abondance de tous les points de l’Italie. Il arriva aussi aux Athéniens des renforts de chez les Sicules, qui avaient attendu jusqu’alors pour se prononcer; enfin trois pentécontores tyr-rhéniennes. Tout marchait à souhait. Les Syracusains, ne voyant venir du Péloponèse ni d’ailleurs aucun secours, commençaient à ne plus compter sur le succès de leurs armes. Bs parlaient entre eux d’accommodement, et faisaient des ouvertures à Nicias, qui, depuis la mort de Lamachos, avait seul le commandement de l’armée. Rien ne se concluait; mais, ainsi qu’on peut l’attendre d’un peuple à bout de ressources et toujours plus étroitement cerné, on mettait en avant une foule de propositions, soit auprès de Nicias, soit surtout dans la ville; car le malheur avait semé la défiance entre les citoyens. On retira le commandement aux généraux sous lesquels avaient eu lieu ces revers, imputés à leur trahison ou à leur mauvaise fortune; on élut à leur place Héraclidès, Euclès et Tellias.