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Ἱστορίαι Thucydides

Kitap 6

97 XCVII. Les Athéniens, de leur côté, faisaient, dès le· malin du jour qui suivit cette même nuitThucydide n’a pas parlé de la nuit dans ce qui précède; mais l’idée se trouve implicitement comprise dans les mots άμα τη ήμερα, au point du jour., la revue de leurs troupes : partis de Catane, ils avaient abordé secrètement avec toutes leurs forces au lieu nommé Léon, à six ou sept stades d’Épipolæ. Les vaisseaux, après avoir débarqué l’infanterie, avaient été mouiller à Thapsos. C’est une presqu’île avancée dans la mer, avec un isthme étroit, à peu de distance de Syracuse tant par mer que par terre. L’armée navale des Athéniens, qui était à Thapsos, palissada l’isthme et se tint ensuite en repos; * Thucydide n’a pas parlé de la nuit dans ce qui précède; mais l’idée se trouve implicitement comprise dans les mots άμα τη ήμερα, au point du jour. l’armée de terre se porta en courant vers Épipolæ, et eut le temps d’occuper les hauteurs d’Euryélos avant que les Syracusains informés de leur arrivée pussent, de la prairie où ils passaient leur revue, arriver au secours. Chacun s’y porta de toute sa vitesse, entre autres les six cents hommes de Diomilos. Mais la distance de la prairie à l'ennemi n’était pas de moins de vingt-cinq stades; aussi les Syracusains, attaquant ainsi en désordre, furent vaincus à Épipolæ et rentrèrent dans la ville. Diomilos périt avec environ trois cents hommes. Les Athéniens élevèrent un trophée, rendirent les morts par convention et descendirent le lendemain jusqu’au pied des murs; maiscorameon ne sortit pas contre eux, ils regagnèrent les hauteurs et bâtirent à Labdalos, sur la crête des escarpements d’Épipolæ, un fort dont le front regardait Mégara. Il devait leur servir de dépôt pour le matériel et de trésor toutes les fois qu’ils se rapprocheraient de la ville, soit pour combattre, soit pour élever des retranchements.

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