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Kitap 7

37 XXXVII. La pensée de ces avantages joints à l’expérience qu’ils pouvaient avoir et à leurs forces, la confiance plus grande qu’ils avaient puisée dans le précédent combat naval, les décidèrent à attaquer simultanément par terre et par mer. Gylippe fit sortir un peu à l’avance les troupes de terre qui étaient dans Syracuse, et les conduisit contre le mur des AthéniensII s’agit-de la double enceinte des Athéniens qui descendait d’Épipolæ au grand port., du côté qui regarde la ville. En même temps les troupes cantonnées à Olympiéon, hoplites, cavalerie, troupes légères, se portaient contre l’autre côté du mur. Aussitôt après, la flotte des Syracusains et de leurs alliés prit la mer. Au premier abord, les Athéniens crurent 1 Dans la plupart des évolutions on reculait, en ramant sur la poupe, afin de s’élancer sur l’ennemi avec plus de force, ou de le tourner. * II s’agit-de la double enceinte des Athéniens qui descendait d’Épipolæ au grand port. que l’armée de terre donnerait seule; mais lorsqu'ils virent les vaisseaux s’avancer tout à coup, ils furent dans un grand trouble : les uns se mettaient en bataille sur les murs et en avant des retranchements pour repousser l’attaque; d’autres se portaient au-devant des nombreux cavaliers et des gens de trait qui s’avan- çaient précipitamment d’Olympiéon et du dehors; d’autres s’élançaient aux vaisseaux, ou couraient au rivage pour le défendre. Les troupes embarquées, la flotte, composée de soixante-quinze vaisseaux, alla à la rencontre de l’ennemi. Celle des Syracusains en comptait quatre-vingts.

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