Kitap 7
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Les troupes ainsi haranguées, les généraux syracu-sains et Gylippe se hâtèrent de les -embarquer , lorsqu’ils virent les Athéniens monter sur leurs vaisseaux. Sur le point de gagner le large, Nicias, effrayé de la situation et mesurant toute l’étendue du danger, éprouva le sentiment habituel aux hommes engagés dans les luttes décisives : il crut ses préparatifs incomplets et ses exhortations insuffisantes. Appelant de nouveau chacun des triérarques par son nom, par celui de son père et de sa tribu, il les conjura de ne pas trahir leur illustration personnelle ou les vertus de leurs aïeux, leur retraçant la liberté illimitée dont jouissait leur patrie, la parfaite indépendance assurée à chacun dans sa vie privée. Il ajouta à ces paroles tous les lieux communs auxquels on a recours dans un moment suprême, en leur parlant de leurs femmes, de leurs enfants, des dieux nationaux.
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Après avoir dit, non tout ce qu’il eût voulu , mais ce qu’il jugeait indispensable, Nicias revint en arrière, et conduisit l’armée sur le bord de la mer. Il étendit sa ligne le plus possible, afin d’augmenter la confiance de ceux qui étaient sur les vaisseaux. En même temps Démosthène , Ménandros et Euthy-démos, qui commandaient la flotte athénienne, partirent de leur station, en se dirigeant droit vers le barrage du port et l’intervalle resté libre. Leur intention était de forcer le passage.
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Les Syracusains et leurs alliés s’avancèrent avec le même nombre de vaisseaux que dans le combat précédent. Ils en employèrent une partie à garder la passe, et disposèrent les autres en demi-cercle dans le reste du port, afin d’attaquer de tous les côtés à la fois. Au même instant, leur armée de terre se portait sur tous les points accessibles. La flotte syra· cusaine était sous les ordres de Sicanos et d’Agatharchos, qui commandaient chacun une des deux ailes. Pythen et les Corinthiens occupaient le centre.