Kitap 8
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Cependant les Chiotes et Pédaritos , nonobstant le mauvais vouloir d’Astyochos, lui envoyaient message sur message pour le presser de venir avec toute sa flotte au secours de leur ville assiégée, et de ne pas souffrir que la plus importante des cités alliées en Ionie fût bloquée par mer et infestée par terre. Aucune ville, celle de Lacédémone exceptée, ne possédait plus d’esclaves que Chios ; leur multitude nécessitait à leur égard un système de répression scvèrc Etienne de Byzance (s. v. Χίος) dit : « Les Chiotes sont les premiers qui aient usé de serviteurs (θεράποντες) comme les Lacédémoniens usent des Hilotes, les Argiens des Gymnésiens, les Sicyoniens des Corynéphores, les Grecs d’Italie des Pélasges, les Crétois des Mnoïdes. » Athénée (VI, xxvm), en confirmant le fait, parle des séditions excitées à Chios par les esclaves, et ajoute que les Chiotes étaient les premiers des Grecs qui eussent établi la traite [σωματεμπορία) ou le commerce des esclaves. . Aussi, dès qu’ils virent l’armée des Athéniens solidement établie dans une position retranchée, ils se mirent à déserter en foule ; et, par leur connaissance des localités, ils firent un mai incalculable. Les Chiotes insistaient donc pour être secourus. pendant qu'on avait encore l’espoir et le moyen d’arrêter les travaux inachevés de Delphinion , et avant que l'ennemi eût entouré d’ouvrages plus étendus son camp et sa flotte. Astyo-chos, d’après ses précédentes menaces, n’était guère disposé à les secourir ; cependant il se mit eu devoir de le faire, lorsqu’il vit les alliés en manifester le désir.