Thesauros Edebiyat Tarih Ἱστορίαι

Ἱστορίαι

Ἱστορίαι Thucydides

Kitap 8

86 Les députés déclarèrent que la révolution avait eu pour but, non pas la ruine, mais le salut de la ville ; qu’on ne songeait aucunement à la livrer aux ennemis : et la preuve, c’est que rien n’était plus facile à faire lors de l’incursion des Péloponésiens, quand on était déjà, au pouvoir ; que tous les citoyens à tour de rôle feraient partie des Cinq-Mille ; que les familles des soldats n’étaient point outragées, comme Chéréas l’avait faussement annoncé ; qu’on ne leur faisait aucun mal et qu’elles vaquaient paisiblement à leurs affaires. Ils eurent beau répéter ces assertions, les soldats ne voulurent rien entendre ; la colère leur suggé-raittoute sorte d’avis, surtout celui d’aller au Pirée. En cette occasion, Alcibiade rendit à la patrie le service le plus signalé : au moment où l’armée, cédant à l’entraînement, allait faire voile pour Athènes, ce qui était évidemment livrer aux ennemis l’Ionie et l’Hellespont, il sut l’en empêcher. NuPautre que lui n’étaient alors capable de contenir la multitude. Alcibiade la fît renoncer à son dessein et apaisa par ses remontrances l’irritation contre les députés. Ce fut lui qui les congédia, en leur disant qu’il ne s’opposait point à ce que les Cinq-Mille gouvernassent ; mais que les Quatre-Cents devaient se démettre et rétablir l’ancien conàeil des Cinq-Cents ; que si l’on avait fait quelque réduction dans les dépenses pour alimenter l’armée, il y donnait son plein assentiment. Au surplus il recommandait de tenir ferme et de ne point céder aux ennemis : car, dit-il, la ville sauvée, on peut espérer un rapprochement ; mais siYun des deux partis, celui de Samos ou celui d’Athènes, vient à succomber, il ne restera plus personne avec qui se réconcilier.

Pusula

Üyelik

Dil ve Tema

Dil Seçimi
TR EN
Tema Seçimi